Conférence – Concert – Pauline Viardot et George Sand – à la Grange aux Pianos – Audrey Maignan, soprano – Rosalba Agresta, musicologue- Cyril Huvé, pianiste

Conférence - Concert - Pauline Viardot et George Sand - à la Grange aux Pianos - Audrey Maignan, soprano - Rosalba Agresta, musicologue - Cyril Huvé, pianiste

dimanche 27 septembre 2026

16h à la Grange aux Pianos

Audrey Maignan, soprano, Rosalba Agresta, docteure en musicologie et Cyril Huvé, pianiste

 

Bien connue des mélomanes, Pauline Viardot mérite de retrouver sa notoriété auprès du grand public.

Née à Paris, espagnole d’origine, Pauline VIARDOT (1821-1910) est la fille du chanteur Manuel Garcìa, elle est la sœur de la Malibran, la diva qui inspira Musset.

Comme son ainée (décédée très jeune), elle mène une carrière flamboyante de chanteuse lyrique, tant en France que dans toute l’Europe. Les foules l’acclament, les têtes couronnées la réclament. Elle envoûte par sa voix, sa sensibilité dramatique et son sens pionnier de la mise en scène. A la fin de sa vie 1873, elle se consacre à l’enseignement et à la composition. On lui doit des mélodies et plusieurs opérettes.

George Sand et Pauline Garcia se rencontrent en novembre 1839, la cantatrice brille sur la scène du Théâtre des Italiens à Paris. L’écrivaine tombe sous le charme de la jeune fille, de cette personnalité sensible et intelligente de 17 ans sa cadette. Naît alors une relation quasi-filiale, une correspondance qui ne cessera qu’au décès de George Sand.

Pauline Viardot fit de nombreux séjours en Vallée Noire, notamment dans les années 1840 en compagnie de Frédéric Chopin.

 

Le musée George Sand et de la Vallée noire possède dans ses collections quelques souvenirs de cette riche et puissante amitié. Cette rencontre est l’occasion de les faire découvrir au public.

 

Tarifs : 22 € (plein tarif) /18 € (tarif adhérent) /11 € (tarif réduit) / Réservation en ligne ou achat sur place / RDV à la Grange aux pianos (Les Chattons, 36400 Chassignolles)

 

Biographie de Rosalba Agresta : 

Titulaire d’un diplôme de piano du Conservatoire national de Vibo Valentia (Italie) et docteure en musicologie de l’École Pratique des Hautes Études, Rosalba Agresta est spécialiste de la musique romantique. Ses travaux portent sur les logiques de réception et de transfert culturels européens, principalement autour de la trajectoire de Frédéric Chopin, de la notion de virtuosité dans la musique du XIXe siècle et des pratiques musicales dans la société des salons. Un deuxième axe de ses recherches s’intéresse à l’approche génétique des œuvres musicales. Rosalba Agresta est actuellement chargée de collection (XIXe siècle) au département de la Musique de la BnF, où elle est responsable du projet REMDM, consacré à l’application de l’intelligence artificielle à l’étude des manuscrits musicaux. Elle est membre du Comité de rédaction de la revue Romantisme et, depuis mars 2023, elle co-dirige avec Thomas Vernet les publications de la Société française de musicologie. Son dernier ouvrage est consacré au pianiste-virtuose Sigismund Thalberg (Hermann, 2024).

 

Biographie d’Audrey Maignan : 

Audrey Maignan est une jeune soprano, passionnée par les arts en tous genres, ayant débuté le chant lyrique dès ses 15 ans. Aujourd’hui âgée de 26 ans, elle possède une licence d’archéologie, d’histoire et un diplôme d’études musicale puis a intégré en 2023 le Conservatoire National de Musique et de Danse de Paris au sein de la classe de Yann Toussaint.

 

Audrey est une habituée d’Offenbach, que ce soit dans Orphée aux Enfers en Eurydice, dans Les Brigands en Fiorella, dans Le Financier et du Savetier en Aubépine.

 

Côté opéra, elle chante Mimi dans La Bohème de Puccini, Micaëla dans Carmen de Bizet, Donna Anna dans Don Giovanni de Mozart, ou encore Female Chorus dans The Rape of Lucretia de Britten.

 

Elle a remporté trois prix lors de sa participation au Concours des Saisons de la Voix de Gordes lors de son édition 2023, découlant ainsi sur une collaboration avec Mathieu Pordoy lors d’un récital organisé par le Théâtre Impérial de Compiègne dans le cadre d’un des prix. En septembre 2025, que le 1er prix opéra femme du Concours International de Chant Lyrique de Canari, puis, un mois plus tard, remporte le deuxième prix du Concours International de Chant Georges Enesco, acquierant également le prix Génération Opéra. Elle finit sa saison de concours en novembre 2025, par le Concours International de Chant de Mâcon où elle est récompensée de 7 prix : le 1er Prix, le Prix de la Mélodie, le Prix de la Grange aux Pianos, le Prix de la ville de Tremblay, le Prix du Public, le Prix de l’Orchestre et des Techniciens et le Prix des Lycéens.

 

En cette saison 2025/26, elle chante le rôle d’Ernestine, dans Monsieur Choufleuri restera chez lui, d’Offenbach, mais également Fiordilidgi dans L’école des Amours, mêlant les partitions de Cosi fan tutte et des Noces de Figaro, de Mozart, puis le rôle d’Anna dans La Dame Blanche de Boieldieu et enfin Violetta dans La Traviata au festival de Samoëns. Elle intégrera en septembre 2026 la promotion Bartók au sein de l’Académie Musicale Philippe Jarrousky ainsi que la promotion Génération Opéra 2027/28.

 

Biographie de Cyril Huvé :

Cyril Huvé est un témoin et un passeur du Romantisme pianistique, un univers dont les traditions lui ont été transmises de première main par les grands Maîtres avec lesquels il a eu le privilège d’étudier : Claudio Arrau, qui a vu en lui « l’un de (s)es meilleurs continuateurs », et Gÿorgÿ Cziffra. Cyril Huvé s’est particulièrement intéressé aux possibilités expressives du pianoforte et des claviers du XIX° siècle : c’est tout naturellement qu’il a remporté les Victoires de la Musique Classique 2010 – Enregistrement de l’année – pour son CD des œuvres pour piano de Mendelssohn jouées sur un piano Broadwood de 1840.

 

Cyril Huvé s’est produit dans de nombreux festivals en France : Montpellier, La Chaise-Dieu, Clisson, Piano en Valois, Aix-en-Provence, Les Soirées romantiques du Rayol…et à l’étranger : Londres, Oxford, à Prague et en Tchécoslovaquie, aux Nuits pianistiques de Moldavie, au Japon, aux USA et en Amérique du Sud – Bolivie, Mexique, Chili, Brésil. Il a joué en soliste avec des orchestres tels que la Staatskapelle de Dresde/Hans Vonk, The Orchestra of the Age of Enlightenment/Sir Roger Norrington, l’Orchestre Philharmonique de Liège/Pierre Bartholomée, l’Orchestre d’Île-de-France/Pierre Dervaux.

 

Très investi dans la pédagogie et la transmission, Cyril Huvé a longtemps été professeur-assistant de la classe de Gérard Frémy au CNSMDP – Conservatoire de Paris, où il a assuré également des cycles de master-classes sur les instruments historiques du Musée de la Musique – Philharmonie. Cyril Huvé a lui-même été formé par le pianiste André Krust avant de rejoindre la classe de Dominique Merlet au Conservatoire de Paris. Il avait parallèlement effectué des études de Lettres Classiques en khâgne et passé une licence de Philosophie à l’Université de Nanterre. Il a créé et produit un programme d’archives de l’interprétation sur France-Musique, les « Vieilles Cires », puis a créé en 1982 les Rencontres d’Arc-et-Senans – continuées à  Cluny en Bourgogne –  où il a invité le flûtiste légendaire Marcel Moyse, les pianistes Martha Argerich et Nelson Freire, autour de musiciens tels que Maurice Bourgue, André Cazalet, Jean Mouillère, Thierry Caens, le Quatuor Talich, Eckart Haupt,…Il a dirigé artistiquement l’Académie de musique de La Chaise-Dieu.

 

Il réside en Berry au Pays de George Sand, où il a créé et anime la Grange aux Pianos. Ses enregistrements – en particulier une anthologie Busoni chez ERATO/Warner, les Ballades et Scherzi de Chopin sur pianoforte Pleyel et Érard – EMI/Warner, Les Quintettes de Hummel et « La Truite » de Schubert, avec l’ensemble Hausmusik – EMI/Warner, les Trios pour violon, cor et piano de Brahms et Ligeti avec André Cazalet et Guy Comentale (Calliope), les 10 Sonates pour violon et pianoforte de Beethoven avec Jorja Fleezanis (Cyprès), l’Intégrale des lieder de Liszt (Adda-RadioFrance- Grand Prix de l’Académie du Disque français) ainsi que les Mélodrames Romantiques de Schubert, Schumann et Liszt avec le comédien Daniel Mesguich –  ont été salués par la critique qui lui a décerné un Choc du Monde de la Musique pour l’intéParaphrases de Liszt sur Verdi et un Choc de Classica pour Mendelssohn Œuvres pour piano. Un récital sur le piano futuriste Opus 102 (Évidence) et un album de Sonates de Beethoven (Indésens Calliope) complètent cette discographie.

 

Il a apporté sa contribution à quelques textes théoriques, traduit et préfacé en compagnie de Didier Alluard les Chemins vers la Nouvelle Musique d’Anton Webern (Editions Lattès) ou dialogué avec Pierre Bourdieu (in Questions de Sociologie, Editions de Minuit).