[A VENIR] La République des oiseaux

[A VENIR] La République des oiseaux

Du 13 avril au 30 décembre 2024
Toucan ariel (Ramphastos vitellinus), collecté par M. H. K. LICHTENSTEIN en 1823, provient de Guyane, oiseau naturalisé, MLC 2011.0.115 - © F. Lauginie

À l’occasion de son exposition annuelle « La république des oiseaux » (13 avril – 30 décembre 2024), le musée présentera une sélection de spécimens de sa collection ornithologique. Cette démarche répond à la volonté d’approfondir nos connaissances sur la collection et de nous ré-interroger, plus de deux siècles après sa constitution, sur notre rapport contemporain à la nature et notre impact sur sa destruction ou préservation.

La collection par sa fragilité et par la présence d’espèces éteintes est un témoignage tangible, matériel et comptable de l’extinction invisible qui se produit chaque jour autour de nous.

Le musée a souhaité inviter un artiste contemporain pour porter un regard différencié sur cette thématique. Alexandre Palezis par son travail, qui fait la part belle au temps « long », n’a de cesse de questionner ce que sera «demain». Son travail, quasi microscopique, a tout l’intérêt et l’attrait d’une planche scientifique qui rappelle celles des premiers artistes botanistes, ornithologues ou entomologistes qui accompagnaient les explorateurs à travers le monde. 

 

Comment se sont constituées les grandes collections scientifiques au XIXe siècle? Quel impact a l’homme sur son environnement ? Quelles espèces survivront ou nous survivront ? Tels seront les sujets abordés dans l’exposition et par Alexandre Palezis en s’appuyant sur la richesse de la collection et le fonds important de livres scientifiques conservés au musée et au fonds patrimoniaux de la ville.

Ce n’est pas qu’une simple carte blanche que nous laissons à l’artiste ; c’est l’opportunité de construire un dialogue entre la collection, sa charge patrimoniale et sa mission d’alerter les consciences. S’il reprend les codes esthétiques des planches naturalistes dans ses créations, Alexandre Palezis souhaite orienter son travail autour de deux axes forts : la vision « romantique » d’une humanité heureuse reconnectée à la nature où les oiseaux retrouvent leur place et une vision « post anthropocène », quasi futuriste d’une humanité égoïste et déconnectée de son environnement. Ce travail sera réalisé sur une période de 24 semaines de résidence. La scénographie de l’exposition sera conçue comme un dialogue entre les œuvres patrimoniales (spécimens, planches naturalistes et ouvrages de référence) et les créations d’Alexandre Palezis.

 

Une publication est envisagée avec différents contributeurs dont Alexandre Palezis (artiste), Christophe Gouraud (ornithologue), Amandine Pequignot (MNHN), Patrice Absalon (Musée Boucher de Perthes), Vanessa Weinling (Musée GS&VN).